• La Maman collaboratrice

L’annonce du dernier bébé.

Même si le doute était là, que tu craignais que ça arrive bientôt. L’affirmation de papa a été comme un mur de briques qui t’arrive en plein visage pendant que tu roules à 100km/h.

Sa décision est réfléchie, pour lui la famille est complétée, pas toi, tu n'en étais pas là. Les points que papa soulèvent n’ont pas le même poids sur ta décision que sur la sienne.

Mais un enfant ça se fait à deux. Tu n'en es pas à briser ta famille mais ton cœur est brisé lui, en mille miettes. Tu pleures (et tu as le droit), tout te fait penser que c’est terminé. Les moments intimes deviennent difficiles parce qu'on va se le dire on sait comment ça se fait un bébé et que ça te coupe un plaisir de penser à ça au moment où tu devrais tout oublier le temps d’un instant.


Ton/tes enfant.s te font réaliser tous les jours que ces petits moments-là tu les vis pour une dernière fois alors tu essaies d’en profiter au max, mais tu le fais le cœur gros.

Tu as des regrets, avoir su que c’était le dernier tu aurais possiblement fait des choses différemment.

Tu te surprends secrètement à espérer qu’un accident survienne que le contraceptif n’ait pas fonctionné, que tu fasses partie du 0,01% ou encore que la vasectomie ne fasse pas son effet, que le médecin n’ait pas le temps avant un moment et que d’ici là il changera d’idée. Même si tu sais qu’au fond de toi que sa décision est réfléchie et que c’est pour des bonnes raisons.

Les gens te disent que tes chanceuse d'en avoir déjà 1-2-3 ou même 6 enfants, de profiter de ceux-là, que certains n'arrivent même pas à en avoir un. Ils te disent que ça t’arrive déjà d’être fatiguée.


T'as juste envie de leur crier de se taire! Qu’ils n'ont qu'à arrêter de travailler, que de l’argent ils en ont déjà, qu’ils profitent de ces enfants-là, que certains n'arrivent pas à avoir... Ta richesse c’est le petit être que vous créez à deux et les moments, bonheur ou tristesse, que ça crée. Que toi tu as l’impression d’avoir encore de l’amour à donner pour un de plus, de l’énergie, que tu prends on ne sait pas où, à dépenser, et surtout un cœur gros comme la terre.

Je te comprends maman, je te dirais bien comment régler la douleur mais je n’ai pas encore trouvé de solution. Prends-la avec douceur, vis-la! Profite, le cœur gros, de chaque petit moment. Parle-en à ceux qui ne te jugeront pas et entoure-toi d'eux, écris-le. Réserve-toi de la douceur belle maman pour le digérer lentement mais sûrement.

Lâche pas belle maman la vie fait bien les choses.


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